La Joie peut se trouver partout. Ouvrez l'oeil ! ;-)

L’exercice du Petit Carnet

La véritable évasion c’est un plongeon en soi. Soit. Mais on ne s’amuse pas à plonger comme ça, d’un coup sans s’être adonné au préalable à quelques exercices d’entraînement. Lorsque j’ai voulu sortir d’une période de vie qui oscillait entre noir et gris, je me suis astreinte à ces exercices. Instinctivement, je sentais qu’il me faillait progresser en douceur. Alors, mon premier exercice de retour vers la joie perdue fut de fouiller dans ma vie quotidienne pour y trouver des raisons d’être satisfaite de la journée qui venait de se dérouler. J’ai donc été acheté un petit carnet tout simple et je l’ai intitulé « Grandes joies et petits bonheurs… ou l’inverse ! 😉 ». Ce titre avait l’avantage de me faire d’emblée un peu sourire. La première raison d’être contente de ma journée fut certainement ridicule aux yeux de celui qui n’a jamais traversé ces périodes où le goût à la vie se retire comme une poignée de sable qui filerait entre vos doigts, malgré vous : « Aujourd’hui je me suis acheté de la nouvelle lingerie. Elle est très jolie ! »   Ridicule ?   Pas tant que ça. Ce fut la première petite pousse du jardin de mon mieux-être. C’était parti ! Tous les jours, je trouvais une nouvelle raison d’être contente de la journée que je venais de vivre.   Tous les jours, j’ajoutais une petite graine, j’arrosais, j’entretenais mon jardin.   Les raisons d’estimer que ma vie n’était pas si mal que ça sont passées d’un domaine ultra-matérialiste (l’histoire de la lingerie), à un domaine plus pratique – du rangement, du bricolage – pour enfin arriver au domaine que je préfère, relever comment s’entremêlait mon existence avec celles d’autres êtres humains (pour commencer, je vous raconterai comment, là aussi, ma vision de la vie a pu progresser).   Ce qui est drôle c’est que le regard que je portais sur ma vie a changé au même rythme qu’évoluaient les sujets que j’abordais pour rencontrer à nouveau la joie.   Plus je m’éloignais du matériel, plus je me rapprochais du Vivant. Plus je me rapprochais du Vivant, plus je me disais que ma vie était belle.   Quant au jardin de mon mieux-être, il a suivi la même voie. Il s’est épanoui, des fleurs, des fruits, des odeurs délicieuses, des couleurs splendides.   Mais le flot de la vie m’a démontré qu’il ne faut jamais arrêter de l’entretenir, Les mauvaises herbes ont vite fait d’à nouveau l’envahir.   On le voit de moins en moins bien et l’on commence à oublier à quel point il peut atteindre des sommets de beauté.   Vous l’aurez compris, tout cela est une question d’attention et d’ouverture. Alors, ouvrez vos yeux, votre cœur et restez toujours attentifs à la moindre raison qui peut vous permettre d’apprécier le simple fait d’être vivant. Plus le temps passera, plus vous aurez la certitude que la vie (qui semble parfois être une drôle de vie pas si rigolote) vaut toujours la peine d’être vécue.   A bon entendeur ! 😉  

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